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Tu, Je et Nous se parlent
Je : Il fait froid, veux-tu fermer la fenêtre.
Tu : Mais fais-le toi-même Je !
Je : Ok, quel temps il fait, j'ai besoin d'un peu de tranquilité, et ces voisins bruyants en plus, quel horreur !
Tu : Je me suis reposé aujourd'hui, j'ai besoin de me ressentir un peu et de mettre des mots sur ce que je vis, et même d'en inventer s'il le faut.
Je : Eh bien, vas-y mon cher Tu. Fais ! Fais ! Je vais essayer de t'écouter, de t'appréhender comme tu m'as déjà dit avec tes beaux mots.
Tu : Ne te moque pas, tu sais faire dans la dentelle toi aussi, Je. Bin aujourd'hui, pour moi, c'est comme hier ou demain, je ne sens pas le temps filer, mais en même temps, je suis le temps, l'espace et l'infini !
Je : Ah oui, je connais ça, ce sentiment, en fait, je suis à peu près comme toi parfois, je m'étire au-delà de mon moi, comme si je voulais devenir l'univers. Mais où es-tu, au fait aujourd'hui même ?
Tu : Tu te plairas à me voir là où tu le ressens toi-même, puisque tu as cette possibilité. Mais, il me semble que le Japon a besoin de ma présence, et alors, je suis là à marcher sur le bord de la mer, vaguement, à regarder les hommes, les femmes et les enfants tristes, tout en m'étirant jusqu'en Europe où je regarde la télé avec ces amateurs de foot !
Je : En somme, tu t'amuses un peu à observer les gens, comme s'ils étaient des objets de ta curiosité ?
Tu : Tous, je les trouve sur mon chemin, comme dans leur coeur et leur corps, je vis en eux, parce que je les connais tous «par coeur».
Je : Tu n'exagères pas un peu, Tu. Il me semble que tu es toujours parti. Je rêve de toi, changée en belle jeune femme, et tu portes très peu de vêtements, et je tombe sous ton charme, pour enfin connaître l'amour de ma vie. Tes mains sont douces et voluptueuses, tu prends les formes voulues, et tu m'habites jour et nuit. Le soir, j'ai hâte de te voir pour me donner ton épaule au moment de me reposer de ma journée de travail, tu n'as pas ta pareille. Ah, si tu le voulais seulement !! Moi seul ici dans mon pays, pourtant, ce ne sont pas les beautés qui manquent. Les rivières coulent de partout vers le grand fleuve, les effluves du printemps sont en train de s'élever dans l'atmosphère, il y a plein d'habitants sympathiques, (et d'autres moins). Mais je n'ai pas à me plaindre. Tout ce qui me manque, c'est cet amour tant recherché.
Alors, si tu les connais si bien, veux-tu me présenter une belle fille qui ira bien avec moi, ici ?
à suivre...
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